Journalistes français : trop naïfs pour informer ?

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Les Gazaouis maîtrisent parfaitement l’art du double langage. Depuis des années ils jouent avec talent les accords exacts qui font frissonner d’empathie nos âmes compatissantes,  alors qu’en même temps leur propre culture barbare de mort et de martyre prospère en dessous de notre radar compassionnel. Les images qui brisent nos cœurs, des mères pleurant leurs enfants morts, remplissent chaque espace disponible sur les pages de nos médias avides de désastres. Avec une telle impuissance de nos journalistes, ils deviennent des proies faciles et sont facilement nourris par des scènes orchestrées de peine et de chagrin.

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Alors que nous souhaitons tous la paix, il est temps de faire face à la réalité et de comprendre que la paix est loin de nous. Alors que nous nous réconfortons avec les valeurs que nous partageons et que nous voulons croire universelles, la vérité est que la barbarie, le martyre et la violence sont  entretenus fiévreusement pendant que vous lisez ces lignes. Les mêmes mères qui fondent en larmes devant les caméras des journalistes qui nous prennent pour des imbéciles, élèvent leurs enfants pour être les martyrs de demain, afin d’être certaines qu’il y aura plus de drames disponibles pour les nouveaux groupes de nos très compétents et (très naïfs journalistes). Les mêmes mères qui sont apparues hier, si désespérées dans les moments médiatisés sont occupées à installer les idéologies perverses de la haine et de la mort chez leurs innocents bambins. Mes chers journalistes, si seulement vous vouliez voir que ce sont les images d’aujourd’hui.

Nos fils et filles, éduqués aux plus hauts standards moraux occidentaux (ainsi qu’à une  part certaine de culpabilité envers ces “musulmans” dont on présume qu’ils ont souffert de notre fait dans le passé) sont systématiquement manipulés par une doctrine cynique de mensonges et de déceptions; et ils sont instrumentalisés comme des pions dans le jeu d’échec de quelqu’un d’autre. Ils croient naïvement être l’avant-garde des droits de l’homme. Si seulement notre mémoire était suffisamment grande pour contenir tous ces Goldstone, Gunter Grass et Alain Gresh qui cherchent le confort sur le sein de la popularité plutôt que dans la recherche de la vérité, alors une histoire différente aurait été racontée.

Nous n’avons que nous à blâmer. C’est nous, qui avons oublié comment distinguer le vrai du faux, le bien du mal. Malheureusement, nous sommes les victimes de cette farce. Nos très chers médias, auxquels nous avons confié la tâche importante de nous informer, ont été bernés par la vérité crue qu’ils étaient censés garder.

Je peux seulement imaginer combien cela doit être difficile de dire la vérité maintenant. Depuis longtemps, nous avons tous joué ce jeu qui consiste à dire au roi que sa nouvelle robe est belle, alors qu’aujourd’hui  il faudrait se lever et dire la vérité, c’est-à-dire admettre que le roi est nu. Cela doit être très désagréable pour nos égos civilisés.


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