Quand Hollywood rencontre le talent israélien…

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Actuellement, l’Etat d’Israël, pourtant de la taille d’une région de France, est le troisième plus grand fournisseur de contenu à la télévision américaine, derrière le Royaume-Uni et les Pays-Bas.

Industrie du divertissement : L’Etat d’Israël classé n°3 en termes d’importation à Hollywood

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Il y a environ 16 ans, les producteurs et les écrivains israéliens commençaient à s’intéresser à l’industrie du divertissement sous un angle innovant. Dotés d’une ingéniosité et d’une créativité toute particulière ainsi que de la hutspa (l’audace) israélienne, ils ont commencé à produire de nouveaux concepts pour des émissions de télévision et des séries. Leur objectif final était, bien entendu, de les vendre à des pays avec de gros budgets afin de les produire.

A ce jour, trois entreprises israéliennes dominent cette industrie: Armoza Formats, Keshet Media Group, et Dori Media. A elles trois, ces entreprises ont vendu plus de 100 shows à travers le monde, dans des pays aussi divers que l’Indonésie, la France et le Brésil.

Israël ou la terre promise des séries

En vendant la série télévisée israélienne BeTipul (בטיפול) à HBO, la pionnière de cette nouvelle tendance fut Noa Tishby, une actrice et productrice israélo-américaine. Adaptée aux Etats-Unis pour devenir In Treatment en 2008, la série a remporté deux Emmy Primetime et un Golden Globe entre 2008 et 2010.

Dès lors, Israël a débarqué dans le monde des séries cultes en prenant Hollywood comme horizon d’exportation de ses séries, d’abord sous forme de concept. D’autant que l’étroitesse du pays oblige Israël à se tourner vers l’étranger notamment les Etats-Unis. Avant même d’avoir tourné le pilote de Hatufim en 2009, Gideon Raff, son créateur, avait par exemple vendu le concept d’Homeland aux Américains.

Aujourd’hui, le marché des séries s’est développé en Israël et le pays produit de brillantes séries, jusqu’à devenir la terre promise des séries. Plusieurs séries israéliennes furent d’ailleurs adaptées aux Etats-Unis. C’est le cas de Hatufim (חטופים), Your Family or Mine (סברי מרנן), Pillars of Smoke, Arab Labor (עבודה ערבית), Hostages (בני ערובה), Mekimi, etc. La télévision israélienne est ainsi devenue une source d’inspiration pour Hollywood et les regards sont donc tournés vers les productions israéliennes.

L’identité au fondement des séries israéliennes

La force des séries israéliennes est d’aborder la question de l’identité (et ses enjeux), si importante dans les sociétés occidentales et du monde entier. Elles traitent essentiellement les questions de l’identité juive, l’identité nationale, le conflit entre Palestiniens et Israéliens, les tensions entre religieux et laïcs, etc. Autant de questions qui se posent dans l’ensemble des pays occidentaux avec toutefois leurs particularités et enjeux propres. C’est précisément parce qu’elles abordent des questions identitaires que les séries israéliennes s’exportent si bien à l’étranger.

La série Hatufim, par exemple, pose la question de l’identité : sur fond de quête identitaire, entre thriller et drame, cette série évoque le retour de deux soldats après dix-sept ans de captivité aux mains d’un groupe fondamentaliste islamiste.


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