Nouvelle loi en Israël pour faciliter la conversion au judaïsme

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Le gouvernement israélien a adopté une loi sur les conversions au judaïsme, simplifiant pour près de 9 millions de personnes non juives, qui ont un ascendant juif, l’immigration en Israël. 

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Le 2 novembre, le gouvernement israélien a adopté à la quasi-unanimité un projet de loi très controversé sur la révision de la procédure israélienne de conversion au judaïsme, et ce en dépit des protestations du Premier ministre Benyamin Nétanyahou.

Ce texte vise à simplifier les conversions au judaïsme en Israël, en autorisant les rabbins municipaux à contrôler une procédure qui, jusqu’à présent, était réservée à des instances religieuses bien précises et s’accompagnait de formalités administratives très lourdes, qui, pour beaucoup, constituaient un facteur de dissuasion.

L’initiateur du projet de loi, Elazar Stern, un député du parti centriste Hatnua, lui-même juif pratiquant, s’est donné comme mission, dès son entrée à la Knesset, de conduire une réforme de la procédure de conversion. Il s’est même engagé à quitter la coalition si le projet de loi était rejeté. Selon lui, la procédure actuelle coupe un grand nombre d’Israéliens du judaïsme.

Amender immédiatement la Loi du retour

Pour garantir l’adoption du projet de loi, ses partisans ont accepté d’apporter quelques modifications au texte : ainsi, dans la version définitive, le grand rabbin d’Israël est chargé de mettre la dernière main à tous les certificats de conversion, alors que, dans la première version, cette question n’était pas abordée. La nouvelle version réintroduit également un contrôle religieux de la procédure, alors que la première visait à en faire une procédure purement administrative effectuée conformément aux préceptes religieux.

En vertu de la loi du retour, qui  garantit à tout Juif (ainsi qu’à son éventuelle famille non juive) le droit d’immigrer en Israël, près de 9 millions de personnes dans le monde ont droit à la nationalité israélienne, même si elles ne sont pas juives aux termes de la loi religieuse.

La loi du retour en chiffres

Selon l’étude de Sergio DellaPergola, professeur à l’Institut Avraham Harman du judaïsme contemporain (Université hébraïque de Jérusalem), au début de 2014, le nombre de Juifs (personnes nées de mères juives) s’élevait à 14,21 millions de personnes, soit une hausse de 0,66 % par rapport à 2013.

Lorsqu’on se fondait sur les personnes nées de pères (et non de mères) juifs, le chiffre passait à 17,23 millions. Et il grimpait à 22,92 millions lorsqu’on prenait en compte les personnes ayant au moins un ascendant juif en remontant sur trois générations (le maximum autorisé par la Loi du retour). Cette dernière définition, similaire à celle des lois de Nuremberg promulguées par le régime nazi, peut être interprétée comme la réaction d’Israël à la menace que représente pour les Juifs un antisémitisme basé sur des critères raciaux, et non religieux.


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