Woodstock en Israël: bienvenue au Midburn Festival !

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Midburn corpus

Avant, il était une capitale mondiale de l’art ; elle s’appelait Black Rock City et était perdue au fin fond du désert du Nevada. Mais ça, c’était avant.

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Depuis l’année dernière, s’il est une nouvelle capitale de l’art dans le monde, elle s’appelle Midburn, et est née l’année dernière en Israël. Cette année, sur le même modèle que le phénomène annuel du Burning Man qui attire des milliers de participants du monde entier dans le désert du Nevada, Israël accueille la deuxième édition du Midburn, un village éphémère qui a pour vocation de réunir les aficionados d’art avant de… s’auto-consumer.

Le concept du Festival américain est né pendant l’été 1986 sur les plages de San Francisco où une vingtaine de participants s’étaient réunis autour d’un pantin en feu dans un élan spontané d’affirmation de la liberté d’expression individuelle. Le ton était donné, et le nom, trouvé: ainsi naquit le Festival du “Burning Man” aux Etats-Unis. Cinq ans et près de cinq fois plus de participants plus tard, le Festival se choisit un nouveau domicile : Black Rock City dans le désert du Nevada. En 2014, ce sont près de 65000 personnes qui ont enflammé les scènes arides du désert pendant une semaine.

S’inspirant du phénomène américain, des initiés israéliens ont entrepris d’en faire une nouvelle tradition en Israël. Fêtée une première fois en 2011, l’histoire du Burning Man local s’est peu à peu enrichie à mesure que le nombre de participants augmentait. La suite est faite d’une succession de premières fois : le premier événement d’envergure en 2012, le « Mama Burn », avec quelques 600 participants, puis la première célébration officieuse en octobre de la même année, appelée « Octoburn », qui a réuni entre 1600 et 1800 participants, et qui a été largement rapportée par la presse locale qui a évoqué une “révolution”, puis la première reconnaissance officielle du phénomène en 2013, et enfin, la naissance d’initiatives multiples en faveur d’une organisation plus formelle, entre autres l’aménagement de l’espace d’accueil.

Plus accessible que son cousin américain, le Midburn, véritable campus colonial temporaire et foyer culturel campé dans le désert du Néguev, est né de la volonté unanime de dédier un espace à la création artistique et à l’exploitation des talents. A ce titre, il est un lieu d’inspiration incomparable pour quiconque se sent un élan spontané, créatif, passionné, et souhaite le partager avec une communauté qui adhère aux mêmes valeurs et intérêts. Solitaires ou mondains, citadins, forains, bohémiens, terriens et martiens tous confondus, soyez les bienvenus dans ce temple de la créativité et de la spontanéité!

Dans une ambiance “boho” (un peu bohème, un peu bauhaus, un courant artistique qui conçoit l’art dans sa globalité), le Midburn se veut un lieu de convivialité où des passionnés se réunissent pendant 5 jours pour cultiver leurs idées, s’inspirer de celles des autres, et mettre en commun leurs talents pour donner de l’élan à la création spontanée. Comme son cousin, le village disparaît aussi vite qu’il est né : à mesure qu’il se construit, il dépérit, à l’image du Burning Man, littéralement « l’homme qui se consume », le symbole de l’art éphémère.

Officiellement célébré pour la première fois en Israël en juin 2014, ce musée artificiel à ciel ouvert fonctionne comme une autonomie : en dehors des infrastructures et des services essentiels à toute métropole (plan urbain, urgence, sécurité, et santé) et des volontaires affectés au bon déroulement de l’événement, la communauté est entièrement responsable de la construction et de l’évolution du village. Chaque participant est donc acteur du projet à part entière, c’est-à-dire libre de s’improviser tour à tour architecte, peintre, dessinateur, pilote, sculpteur, interprète…

A chaque quartier son thème, c’est la raison pour laquelle les participants doivent choisir leur “camp” lors de l’inscription. En s’inscrivant à l’événement, chaque adhérent s’engage également à respecter les 10 principes fondateurs du Festival : l’intégration impérative, le don inconditionnel, le désintéressement, l’autonomie absolue, la liberté d’expression individuelle, l’élan de groupe, la responsabilité civique, l’abolition de toute trace, la participation active, et enfin la spontanéité.

L’année dernière, le Midburn israélien a attiré plus de 3000 personnes qui, ensemble, ont « communié » autour de leur passion et de leurs idées. A l’heure qu’il est, le Midburn Festival se prépare à ouvrir le second round d’inscriptions. Si vous en êtes (et soyez-en !), préparez-vous à prendre part au plus grand événement artistique en Israël et bientôt au-delà.

Rendez-vous le 20 mai dans le désert du Néguev pour 5 jours de transe artistique !

Midburn hand


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