HEC, ESSEC, ESCP:130 étudiants au pays du High-Tech: Episode 5

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Organisateurs _ technion686

Mercredi, nous avons abordé une des facettes les plus importantes de l’image d’Israël : son rôle prépondérant dans le domaine des high-tech.

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Tout d’abord, nous avons passé la matinée à visiter le campus de la prestigieuse université du Technion à Haïfa, qui jouit de la présence de trois prix Nobel en son sein. Nous avons été accueillis par deux « undergrad student » français venus faire leurs études au Technion, qui nous a dirigés vers le lieu de rencontre prévu – l’Institute for Advanced Studies.

Nous nous sommes installés dans un amphithéâtre afin d’assister à quatre conférences sur des thèmes variés, représentant le cœur d’activité de cette université.

Confe_rence Technion686

Le premier intervenant, Pr. Boaz Golany (Vice Président en charge du département des Relations Extérieures et du Développement des Ressources au Technion) nous parla de la spécificité d’Israël en tant que « Start-Up nation ». Cela a un impact direct sur le domaine de compétences des étudiants qui sortent diplômés d’une telle université, car ils seront justement ceux qui travailleront dans les high-tech, la recherche scientifique, l’innovation…

 

Nous avons ensuite assisté à la présentation de M. Shai Haim, Manager du Bronica Center for Entrepreneurship (BCE), le département dédié à la création des startups au Technion. Son département s’adresse aussi bien aux étudiants, aux chercheurs qu’aux membres du personnel de l’université, selon une approche particulière. En effet, chaque entrepreneur est guidé par un programme personnalisé, et encadré par des anciens startupers qui ont réussi. Cela permet ainsi un système de tutorat, évitant ainsi les écueils des jeunes entrepreneurs peu expérimentés. Ce département dédié à la création d’entreprises innovantes permet également la levée de fonds grâce à un réseau d’anciens diplômés du Technion, mais aussi à des managers ayant réussi à hisser leur startup sur le marché de manière durable.

 

Vint le tour de M. Itai Orr, Manager de Biztec, étudiant diplômé de la Faculté de Physique du Technion. Biztec fait partie du Bronica Center for Entrepreneurship (BCE), mais a pour but de promouvoir l’innovation et l’entreprenariat d’une autre manière. En effet, deux grands programmes rythment la vie de Biztec : le Biztec Challenge, qui existe depuis 2004 et qui met en compétition des étudiants venant des quatre coins d’Israël afin de recruter les talents de demain, qui pourront bénéficier d’une aide au sein du BCE. Ensuite, la « Technion Dream Factory », qui permet aux étudiants de résoudre des problématiques inhérentes aux grandes entreprises.

 

Le troisième intervenant fut M. Roi Eisenkot, Business Development Manager à la tête du Technion Technology Transfer (le T³). L’objectif  du T³ est de créer des ponts entre la recherche fondamentale en laboratoire, et ses débouchés possibles sur le marché.

 

Enfin, nous avons terminé la matinée par le discours de la chargée des Ressources Humaines au sein du département Israël Experience, dédié aux étudiants étrangers. Cette femme nous a raconté son parcours : elle a vécu longtemps en France et travaillé pour de grandes entreprises françaises, avant d’emménager en Israël et de travailler pour le Technion. Elle nous a ainsi expliqué qu’elle était à la tête d’un programme permettant à des étudiants juifs français de trouver des stages en Israël. Certains étudiants ont demandé s’il était possible d’obtenir un stage en n’étant pas de confession juive. Ravie de voir que les participants au voyage n’ayant aucun lien avec Israël lui posent une telle question, elle a affirmé qu’elle était en mesure de fournir des contacts aux personnes intéressées – son programme ayant développé un tissu de relations avec plus de 700 entreprises !

 

Notre visite du Technion s’acheva par un déjeuner sur la pelouse du campus, animé par un concert d’artistes de musique folk israéliens, qui nous a permis de rencontrer et d’échanger avec les étudiants du campus.

Campus Google686

La seconde partie de la journée fut dédiée à la visite du siège de Google à Tel Aviv, et plus précisément du Google Campus for Entrepreneurs. Ce lieu est entièrement dédié aux jeunes entrepreneurs ayant besoin de locaux pour travailler, développer leur activité et présenter leur projets à des investisseurs. Google met ainsi à disposition un étage entier de son bâtiment aux jeunes startupers, signe fort pour la Start-Up Nation qu’est Israël.

 

Tout commence par la présentation générale par M. Rouach des lieux, ainsi que de nos différents interlocuteurs.  M. Rouach est professeur à l’ESCP, mais aussi travaille de manière approfondie sur Israël et son tissu de startup, ce dont témoigne la publication de son livre « Israël Valley ». Il nous explique aussi pourquoi Google a fait le choix de s’implanter ici, et pas ailleurs en Israël : l’activité économique se concentre à Tel Aviv, et le tissu économique est très puissant, très proche géographiquement. La Fondation France-Israël est également présente, et nous explique pourquoi elle tient à nous faire une présentation avec tant d’interlocuteurs : en tant que jeunes futurs dirigeants, entrepreneurs, voire serial startupers, rencontrer des personnes ayant eu le même parcours que nous peut être stimulant !

 

Vient la présentation de Gvahim, qui est une association visant à faciliter l’intégration d’étrangers talentueux qui souhaitent créer leur entreprise en Israël. Les immigrants sont ainsi encadrés par des mentors, des recruteurs de grandes entreprises, ainsi que par des acteurs majeurs du monde des startups israélien. Puis, en lien avec Gvahim, Noemie Alliel nous fit la présentation de TheHive, dont elle dirige le programme à Ashdod. TheHive vise à mettre en relation des entrepreneurs avec des contacts locaux, ainsi que d’accélérer le développement de ces start ups en l’espace de six mois.

 

Ensuite, les créateurs de Wibbitz, puis de Co-Stockage présentent leur success-story, et les étapes difficiles par lesquelles ils ont dû passer. La première, présentée par son co-fondateur Yotam Cohen, sert à transformer un contenu d’informations écrites en flux d’information vidéo. Il explique que le tissu d’aides aux entrepreneurs lui a été très utile pour se développer rapidement, ainsi que la culture israélienne, mais aussi les actions du gouvernement en termes d’aide à la Recherche & Développement etc.

 

Mickaël El Fasci vint ensuite présenter son expérience avec Co-Stockage, plateforme éminente de l’économie du partage en France. Il nous expliqua son parcours dans des cabinets de conseil mondialement connus, puis sa volonté d’émigrer en Israël, sa confrontation à la culture des startups par les différentes personnes qu’il a pu rencontrer, et avec qui il a cofondé sa jeune entreprise.

 

Cette journée fut intense en découvertes, essentiellement sur l’économie israélienne des startups en tous genres (bio-technologies, problématique de l’eau, flux d’informations, économie du partage…). Nos têtes en sont sorties pleines d’idées, et pour certaines décidées plus que jamais à nous lancer et à entreprendre – pourquoi pas en Israël ?


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