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NYC-Tel Aviv, sensations jumelles

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21 Aug 2012
Par Albert

Il y a trente six ans, je posais le pied sur le sol de l’aéroport JFK à NYC. C’était pour moi une formidable occasion d’entendre les hurlement des moteurs, de croire en les cris des taxis drivers, de ne pouvoir résister à l’écrasement des building si hauts et de sentir la chaleur étouffante de Broadway. Quinze ans plus tard, je me posais sur le sol du Ben Gurion Airport à Lod et je ressentais les mêmes émotions, la chaleur moite, le souffle chaud de la nuit, les paroles chantées des hommes et des femmes qui m’accueillaient par 35° centigrade.

Les années ont passées. Cet été ma vie et celles de mes proches m’ont à nouveau conduit sur le tarmac de JFK et c’est là que tout s’est emmêlé. La chaleur suffocante des turbines. Les gouttes de vapeur sur le hublot, le cri des avions qui alors décollent pour rejoindre le sauna nuageux, protecteur et surplombant  JFK d’un air lourd.

Il pleut mais quand l’avion se pose, je ressens cet air bruant qui me fait effet dans un souvenir fulgurant. La porte, la passerelle, les couloirs, les tourniquets vers l’espoir et peut être, sûrement, une forme de liberté. Uniformes imposants de policemen aguerris en représentation. Les galons, colts, matraques et accessoires des séries berçant les innombrables fans de l’Amérique nous accueillent. Les mêmes réflexes, les mêmes sensations, les mêmes voix qui parlent mot à mot pour évoquer des ordres et des conseils simples et directs. Bienvenue à JFK !

Ben Gurion ou JFK ? Je ne sais pas, ne sais plus. La file m’entraîne, elle me calibre, m’enveloppe, me jauge. Les lumières blanches découpent l’atmosphère pesante des arrivées. Les papiers, les photos, les empruntes, les mots crus qui pleuvent en silence feutrés pour ne rien laisser passer. La kipa du douanier New Yorkais. Elle ressemble à celle de l’israélien occupé à vérifier et méthodiquement scruter et regarder,  éplucher, questionner… peut être pour mieux protéger.

C’est ça l’Amérique !

Rien n’est dû au hasard, à l’improvisation, au « petit bonheur ». Le bonheur libre. Mais… il a un prix. Calculé, étudié, contrôlé, un à un les patients sont triés, sélectionnés, classés et tout ça pour la liberté, pour la paix, pour la sécurité. Ce n’est pas rien de filtrer ainsi tout les passagers qui ne demandent qu’à être entendus, compris, « aimés » pour ce qu’ils sont venus chercher. Ce que partout dans le monde mais avec une signification différente dans certains pays, ce qui évidemment est semblable pour ces deux pays… aux quatre coins de la planète se nomme : La Paix !

Au prix fort, d’années de luttes et d’attention. L’Amérique sait se faire désirer. Israël, elle aussi est si convoitée qu’elle ne peut que s’organiser, elle aussi pour exister et fièrement se redresser vers la mer bordée qu’elle est. Ces deux pays alors se ressemblent évidemment. Les luttes les rassemblent.

Et puis, dans le hall de JFK, vient le taxi jaune, enfournant les valises lourdes de souvenirs, de désirs et d’idéal. Le Queen, Manathan, les sirènes, les feux rougeoyants dans la nuit, les klaxons hurlants pour crier leur laisser passer canardant les passants et les attardés épuisés. Les trottoirs souffrants de supporter tous ces pressés recherchant un abri, une idée, un espoir, une envie de liberté sans un cri.

Un chauffeur convivial, des mots rassurant pour guider vers un nouveau monde, celui de la mesure de la vie. Ici à Manathan comme à Tel Aviv rien ne reste en suspens. Tout est plaqué, ciselé, découpé, raconté et bien sûr… mesuré. Les choses, les mots, les individus, les objets ont une valeur réelle et sérieuse qui rythme le manège  du quotidien infini des codes et du sens. Les mots sont des richesses qui peuvent à chaque souffle libérer des vérités, des intentions, des suppositions, des espérances. Les paroles sont enveloppantes pour qui sait les entendre. Elles diluent des rêves en filigrane et aussi des souffrances très présentes qui tracent le souvenir de déchirements brulants du feu du ciel méprisant.

NYC/Tel Aviv, deux sensations jumelles qui crient la vérité aux antipodes de la liberté.

Georges SEROR

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