Des milliers de palestiniens sans emplois, merci l’Europe !

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Une fois n’est pas coutume l’UE n’apprend pas de ses erreurs, le 11 novembre 2015 : l’histoire semble se répéter. Alors qu’Israël connaît une vague de terrorisme dans tout le pays depuis plus d’un mois, l’Union Européenne vote l’étiquetage des produits israéliens de Judée-Samarie et du Golan.

Impact minime sur l’économie mais important sur le plan moral, historique qui va naturellement avoir des conséquences sur les relations diplomatiques entre Israël et l’UE.

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Quel pays accepterait d’être boycotté ?

Les conflits de territoires sont très nombreux dans le monde, pourtant seul celui qui implique Israël entraîne des mesures discriminatoires particulières comme le rappelle le Premier ministre Benjamin Netanyahou : « l’UE devrait avoir honte d’elle-même, elle a adopté une décision immorale : parmi les centaines de conflits territoriaux dans le monde, elle a choisi de stigmatiser Israël et seulement Israël. Alors que depuis plus d’un mois Israël se bat le dos au mur contre la terrible vague de terrorisme dans tout le pays. »

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien, Emmanuel Nahshon a aussi déclaré que cela « nous rappelle des périodes sombres de notre histoire. (…) Derrière les arguments juridiques, il y a une volonté de l’Europe d’influencer les négociations sur le conflit israélo-palestinien. Or, celui-ci ne relève pas de sa compétence. »

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyhaou, fustige la décision approuvée par la Commission européenne en ces termes : « l’économie israélienne est forte et elle surmontera cela. Ce sont uniquement les ouvriers palestiniens des usines israéliennes qui vont en souffrir. Cela n’avancera pas le processus de paix. » En effet, l’OLP s’indigne déjà qu’il s’agit d’une mesure positive mais pas suffisante…

Le représentant israélien auprès de l’UE a affirmé lui aussi que ce boycott va renforcer le mouvement BDS hostile à Israël pourtant critiqué par un défenseur du droits des Palestiniens, Bassam Eid qui affirme à propos du boycott d’Israël : « les seuls qui en pâtissent ce sont les Palestiniens. »

Suite à ce vote, Lars Faaborg-Andersen, le représentant de l’UE en Israël a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères.

Prochainement l’UE va donner les directives pour appliquer cet étiquetage des produits israéliens mais un Haut représentant affirme que les Etats ne seront pas sanctionnés s’ils refusent d’appliquer cette nouvelle décision. 

Observerons-nous une réaction de ces derniers contre ce qui s’apparente déjà à une nouvelle “étoile jaune” ? D’autant que parallèlement, le 10 novembre 2015 marquait aussi les 40 ans de l’odieuse Résolution onusienne 3379 assimilant le sionisme à « une forme de racisme » !

La récente décision de l’UE, s’inscrit dans une démarche de véritable délégitimation de l’Etat hébreu telles les actions menées par le mouvement BDS. On ne peut que se demander ce qui pousse l’UE à se laisser prendre au piège des anti-Israéliens ? 

Rappelons qu’en France, le 20 octobre dernier, la Cour de cassation a définitivement condamné les activistes anti-israéliens du mouvement BDS pour incitation des consommateurs au boycott d’Israël, jugé ainsi illégal et discriminatoire. La France serait bien en peine d’appliquer la décision de l’UE sans aussitôt rendre incohérentes sa politique et sa justice …

Enfin, ce marquage des produits israéliens concerne les territoires de la zone C des accords d’Oslo sous contrôle israélien depuis la guerre de 1967, durant laquelle les pays arabes décidèrent ensemble de s’attaquer à l’Etat d’Israël.

Économiquement, l’UE ne représente plus qu’un faible pourcentage des exportations issues de ces territoires. Les ouvriers palestiniens travaillant dans des usines israéliennes – bénéficiant ainsi du salaire israélien et de la protection médicale israéliennes- se retrouvent au chômage technique suite aux actions du mouvement BDS. C’est notamment le cas, des ouvriers de l’usine SodaStream qui a fermé en Judée-Samarie pour s’installer dans le Néguev. Si ceci n’a eu que de faibles conséquences économiques pour la société SodaStream ; par contre près de 1000 Palestiniens n’ont pas eu d’autre choix que de s’inscrire au chômage ou bien d’accepter de travailler dans des usines « palestiniennes » – pour presque rien, sans garantie d’être payé et évidemment sans aucune couverture médicale.

Selon Dan Diker, chercheur au Centre de Jérusalem pour les Affaires Publiques JCPA : « Saad Shaher, le chef de l’Association professionnelle palestinienne de Cisjordanie, a fait appel publiquement au Président de l’AP, Mahmoud Abbas, dans une supplique tout-à-fait poignante à la Télévision Palestinienne, pour qu’il évite à tout prix la fermeture des zones industrielles de la zone, avant qu’une alternative adaptée ne soit trouvée. »

Avec l’étiquetage des produits de Cisjordanie, l’UE attire l’attention du consommateur et l’incite à prendre part au conflit israélo-palestinien alors qu’il n’y connaît peut être pas grand chose, ou qu’il a dispose déjà d’ informations erronées du fait des médias occidentaux.

Cette incitation risque encore davantage d’entraîner une importation du conflit israélo-palestinien et de contribuer à raviver ce vieil antisémitisme qui a pourtant conduit l’Europe à s’ériger en structure politique.

Souvenons-nous des mots du Pape François « une attaque explicite contre l’Etat d’Israël relève de l’antisémitisme »  

Aujourd’hui l’Europe s’engage de plus en plus dans le boycott du seul Etat démocratique du Moyen-Orient et parallèlement les pays occidentaux contractualisent avec le régime dictatorial des mollahs Iraniens … Cherchez l’erreur !


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