Témoignage sans concession d’un Bédouin en Israël

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Bédouin du Néguev

Kamel Abou Nadi, 45 ans, Bédouin du Néguev, est éleveur de chameaux. Il vend le lait de chamelle de grande qualité qu’il distribue dans tout Israël. Abu Nadi demande du changement dans la société bédouine du Néguev avec pour espoir le progrès. Il croit que le nouveau plan de développement communautaire et économique dans la communauté bédouine, bien présenté par le gouvernement israélien, pourrait apporter des changements considérables à la qualité de vie des Bédouins du Néguev et fonder les bases d’un avenir meilleur pour leurs enfants.

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Kamel Juma Abu Nadi vient de la tribu Al Qdeirat. Il vit dans la région de Laqya. Il est marié et père de 8 enfants. Il travaille pour le Conseil régional de Laqya. Il étudia au lycée Kuseife Abu Rubeia jusqu’en Terminale. Les Bédouins ont toujours l’habitude de vivre dans des endroits différents mais dans une périphérie proche. Le gouvernement israélien veut mettre en place un projet d’évacuation des eaux usées pour les villages de Laqya, Meitar et Hura.

“On nous a demandé de partir et nous avons trouvé cet endroit confortable. Nous sommes partis il y a 15 ans suite à un accord avec le gouvernement. Le gouvernement a donné des compensations et a aidé sur de nombreux aspects. La terre où nous sommes aujourd’hui est une solution provisoire. Le gouvernement me l’a attribué en attendant de trouver un lieu pour toute ma famille. J’ai reçu une compensation en échange de vivre ici : une maison, des arbres, une nouvelle route qu’ils vont construire. Même l’eau est amenée jusqu’ici”.

Le problème maintenant ce sont les objections. Il n’y a pas de confiance entre le gouvernement et les Bédouins. Ce plan dispose de multiples aspects : l’établissement de nouveaux villages et de zones industrielles dans les nouveaux villages. Les zones industrielles vont développer les anciens villages comme par exemple le village de Rahat où le gouvernement a construit une grande zone industrielle.

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“Le plan implique les Bédouins, c’est un plan bienveillant. Il y a des habitations, de l’industrie, des infrastructures et des écoles. Il n’y a aucun doute que nous attendons ce plan.” 

Le gouvernement est venu et a prévu des budgets. Il a donné des rendez-vous avec un juge de la Cours Suprême qui a étudié le sujet des Bédouins. Le gouvernement a mandaté le Ministre Benny Begin afin d’organiser des entretiens pendant un an. “Je suis un d’entre eux qu’il a rencontré”. “Je connais beaucoup de Bédouins qui l’ont  rencontré. Il a tenté de comprendre les difficultés et comment le gouvernement israélien peut s’adapter. Il a mis en place les budgets.”

Kamel Abu Nadi dénonce un point sensible : “il n’y a pas de vol de terres. Le gouvernement ne vole pas les terres. Les vols se produisent pendant la nuit, cette question est traitée la journée… Si la terre de quelqu’un est prise, cette personne est indemnisée par l’attribution d’une autre terre de remplacement. S’ils prennent une partie de la terre, c’est pour loger ses voisins, ses proches ou d’autres Bédouins. Naturellement il y a des personnes qui protestent contre ce plan, mais quand pensez-vous, pourquoi protestent-ils ? 

“Les gens ont des motivations personnelles, des motivations politiques. Cette objection n’est pas innocente car ceux qui sont contre souhaitent que les Bédouins restent des bergers sous-développés, pauvres et en colère. Voilà le vrai visage des personnes qui protestent. Toutes ces interventions, tous ceux qui sont contre la loi Prawer sont des gens avec des intérêts. Ils ont des motivations cachées. Ce sont des raisons politiques. Ces personnes originaires du nord du pays ne se sont pas préoccupées des Bédouins pendant 60 ans ! Mais ils veulent monter sur le dos des Bédouins, planter le drapeau et protester pour acquérir les votes bédouins à la Knesset. 

Aujourd’hui, le gouvernement pense à tous ses citoyens et pense que la problématique des Bédouins est difficile. Rien ne peut être résolu, pas les problèmes d’éducation, d’industrie, de commerce, d’infrastructures ou de construction sauf si le gouvernement met en place un plan de grande envergure qui résoudra tous ces problèmes en allouant des budgets et avec la contribution de tous.”


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