L’art israélien au cœur de Téhéran

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tome corps textLa photographe Tome Bookshtein fut surprise d’apprendre que les photos qu’elle a prises de Tel-Aviv sont exposées dans une galerie d’art de la capitale iranienne.

Les amateurs d’art iranien, qui ont afflué à l’Exposition internationale de Photographie présentée le mois dernier dans une galerie d’art renommée de Téhéran, n’auraient jamais pensé que parmi les clichés présentés dans l’exposition, certains avaient été pris à Tel-Aviv – par la photographe israélienne Tome Bookshtein.

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Alors, comment des œuvres israéliennes se sont-elles retrouvées au cœur de la capitale iranienne ?

Tout a commencé lorsque Tome Bookshtein, diplômée de l’Académie d’Art et de Design  Bezalel à Jérusalem, a pris des photos des bâtiments de la Fédération du travail, la Histadrut, à Tel-Aviv, dans le but d’exprimer les aspects sociaux  traités dans ces bâtiments.

Le travail de Bookshtein a attiré l’attention du conservateur d’art contemporain Sharon Tuval. Pour l’année écoulée, Sharon recueille des photos de femmes photographes partout dans le Moyen-Orient, pour l’exposition ” voyage individuel dédié à la poésie”, qu’il a créée avec le photographe autrichien Sini Coreth.

Dans cette exposition, initiée par le Forum culturel du ministère des Affaires étrangères autrichien, ont été présentés les travaux de huit photographes femmes d’Israël, d’Iran, de l’Autorité palestinienne, de Syrie, d’Oman, de  Chine, du Japon et d’Autriche. Après que l’exposition ait été présentée à Vienne et au Centre Pérès pour la Paix à Jaffa, le ministère autrichien des Affaires étrangères, l’a envoyée en Iran.

Les propriétaires de la Galerie d’art de Téhéran ont décidé d’exposer les photographies israéliennes dans la mesure où il leur était possible d’afficher ” photographe anonyme” au lieu de “Tome Bookshtein, Israël” de manière à ne pas avoir d’ennuis avec le régime de l’Ayatollah.

“C’était incroyable. J’étais si heureux que des œuvres israéliennes soient affichées au cœur de Téhéran”, a déclaré Tuval. “Je ne m’attendais pas à exposer là-bas”, a ajouté Bookshtein. “Il est dommage que les Iraniens n’aient mentionné ni mon nom, ni d’où je viens.” “Outre le fait que j’aurais aimé obtenir du crédit, l’anonymat annule toute option d’échange et gâche quelque peu l’objectif : promouvoir un dialogue social entre femmes qui aurait permis également un éveil politique.”


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