Départ pour une retraite réussie en Israël

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La retraite, c’est l’hiver de la vie. La dernière terre à conquérir. Une étape importante lors de laquelle on souhaite “faire tout ce que l’on n’a pas fait avant”. Certains s’offriront leur petit bout de jardin rêvé à la campagne, d’autres préféreront vivre de paisibles moments avec leurs petits-enfants. Et puis il y a ceux qui sauront concilier les deux avec en plus une petite touche d’exotisme : pourquoi ne pas aller cultiver son jardin tout en regardant gambader vos petits-enfants mais de l’autre coté de la Méditerranée, en Israël ?

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Suivant le pays de cotisation, les seniors bénéficient d’avantages et de traitements différents. On a envie de partir, puis finalement on laisse tomber car ça nous parait bien trop compliqué. Mieux vaut rester tranquillement au chaud à Paris… Allons, voici les conseils de l’équipe de Coolisrael pour savoir comment être un retraité heureux et dynamique en Terre Promise.

Les retraités ayant travaillé et cotisé en France sont de plus en plus séduits par le mode de vie à l’israélienne totalement déconnecté du stress des grandes métropoles européennes. Outre les raisons parfois familiales qui poussent les seniors à quitter l’Hexagone, la Terre Promise leur offre de nombreux avantages : climat, qualité de vie (votre pouvoir d’achat augmente en Israël), moindre coûts des appartements, activités culturelles, réductions…

Israël, le paradis pour ceux qui perçoivent leur retraite en euros

Comment toucher votre allocation française en Israël ? Il existe des accords officiels entre la France et Israël. Sachez que le choix de venir s’installer en Terre Promise ne remet pas en cause les droits en France. Il suffit d’informer la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) de votre déménagement et de votre nouveau lieu de résidence (un certificat de résidence est généralement demandé). Le système le plus simple est de percevoir sa pension sur un compte bancaire français et de transférer soi-même l’argent. Mais attention aux commissions élevées prélevées aussi bien par la banque en France qu’en Israël. Il faut se renseigner sur leur montant et négocier des réductions en tant qu’opérations régulières. Quoi qu’il en soit, ces transferts sont payants. Une autre solution est de retirer de l’argent avec votre carte bleue française. Vous avez droit à un retrait de 500 euros par semaine avec des frais fixes de 7 euros par retrait, quel qu’en soit le montant. C’est une solution facile et avantageuse que beaucoup d’immigrants français pratiquent. Enfin, un bon plan : depuis 2005, une initiative intéressante a été prise par la direction de l’Autorité de la Poste en Israël. Elle a décidé d’aider les clients du 3e âge ayant fait leur alya récemment et recevant l’argent de leur pension de l’étranger en supprimant toute commission sur la réception de celle-ci. De plus, l’ouverture d’un compte à la Poste et l’activité de celui-ci ne coûtent rien contrairement aux banques dont les frais sont plutôt élevés.

Je suis fonctionnaire, je garde mes prérogatives ? Pour les anciens  fonctionnaires de France, ils jouissent des avantages de ceux vivant à l’étranger par l’intermédiaire des services des 3 consulats français d’Israël (Jérusalem, Tel Aviv, Haïfa). Pour cela, il faut faire une demande auprès de la caisse de retraite française afin qu’ elle transfère la pension en Israël. Les démarches durent trois mois environ. Cette solution est très avantageuse car elle assure le versement de la retraite “à date fixe” (tous les début du mois) au taux de change des chancelleries (fournis par les Ambassades). En outre, aucune commission bancaire n’est prélevée. Ainsi, en Israël, les ex-fonctionnaires français gardent les avantages liés à leur statut. Concernant les prélèvement types CSG ou CRDS, si vous n’êtes plus fiscalement domicilié en France, ces taxes ne seront plus prélevées sur votre pension. Quant aux impots, vous continuerez à les payer en France si vous y séjournez plus de 183 jours par an, ou si votre foyer et vos intérêts économiques y sont situés. Dans le cas contraire, votre imposition dépendra de la convention fiscale signée entre la France et Israël. L’avantage de percevoir une retraite française est bien sûr d’être versée en euros.

Des petits plaisirs en shekels: Le taux de change favorable et le moindre cout de la vie en Israël donne l’impression agréable d’être “riche” et de pouvoir s’offrir ce qui n’est pas toujours possible en France : des cures à la Mer Morte et des séjours dans les palaces d’Eilat pour des prix impensables en France (exemple : 5 jours 4 nuits en demi-pension dans un 5 étoiles d’Eilat pour 230 euros par personne hors saison).

La santé : où et comment se soigner au pays qui compte le plus de Prix Nobel en médecine ?

C’est la deuxième préoccupation des retraités. Là encore, aucun soucis à se faire. Israël n’a rien à envier à la médecine des autres pays développés. Il existe ici tout ce qui existe de mieux dans le monde ! Contrairement à la France dotée d’un seul organisme centralisé, la Sécurité Sociale, Israël propose un système de Koupot Holim, c’est-à-dire de plusieurs caisses-maladies différentes. Suivant son affiliation, chacune procure des prestations générales et spécifiques avec des taux de remboursement qui peuvent légèrement varier suivant le contrat souscrit. Une fois inscrits à l’une d’entre elles, les soins sont prodigués par un médecin relevant de cette caisse. Chaque citoyen doit obligatoirement s’assurer auprès de l’une d’entre elles. Il peut également souscrire une assurance complémentaire qui coûte environ 60 shekels par mois (variable aussi selon les caisses et l’âge). Pour les Français qui perçoivent une retraite en France, les cotisations continuent d’être prélevées normalement et les droits à la Sécurité Sociale française n’est pas remis en cause par l’installation en Israël. Ainsi il est possible, lors de séjours en France, de continuer à se faire soigner dans l’Hexagone en envoyant comme d’habitude les feuilles de soin à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPM).

Je veux maîtriser l’hébreu comme un vrai israélien 

Parler hébreu est la clé d’une intégration réussie.  Pour cela, les oulpanim sont experts en la matière. Ils permettent en plus une vie sociale et collective, de faire de nouvelles connaissances et amis, de partager ses expériences d’alya, d’échanger des conseils pratiques. Ils représentent un pan nouveau de la socialisation en Israël. L’avantage des oulpanim réservés aux retraités est d’y côtoyer des gens du même âge, sans complexe face aux difficultés de la langue hébraïque. Pour certains, c’est si bon de se retrouver sur les bancs de l’école à l’âge de la retraite ! L’inconvénient des oulpanim réservés aux retraités est un rythme d’enseignement plus lent sans impératif de réussite pressant. Du coup, il s’agit plutôt d’un apprentissage récréatif que d’études magistrales.

Un retraite heureuse et active 

Pour tous les retraités d’Israël, il existe de nombreuses réductions. Les mairies octroient à chacun d’entre eux une carte “pensionnaire” permettant les rabais suivants : – 50% sur la redevance TV, les transports en commun, les spectacles et dans les parcs nationaux et – 30% sur la taxe municipale (arnona). Il existe également des maisons de la culture dépendant des mairies, les matnasim, présentes dans tous les quartiers. Elles offrent une grande diversité d’activités aussi bien sportives que culturelles pour des prix modiques. Enfin, pour les retraités actifs, désirant faire partager leur expérience et leur temps, en faisant “quelque chose pour le pays”, il existe le volontariat civil. Cela permet de participer à la vie locale et de s’intégrer à la société israélienne en la découvrant de l’intérieur. Les formules de volontariat sont aussi nombreuses que variées. Il n’y a que l’embarras du choix : armée, police, hôpitaux, resto du coeur, handicapés, musées, etc. Ce volontariat donne un nouveau sens à la retraite. Ici, le troisième âge n’est pas rejeté de la société. Il en est une composante importante qui participe encore à son développement et à sa cohésion.

Comme le raconte Ari, jeune américain dont les parents sont partis passer leur retraite en Israël : “Mes parents ont fait leur alyah. Et quelque chose d’étrange s’est passé : ils sont devenus cool. Ça fait deux ans, et je suis très heureux pour eux. Si heureux que j’espère qu’un jour, moi aussi je serai aussi cool qu’eux !”

Merci à Noémie Grynberg pour les conseils techniques et pratiques.


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