La guerre des Palestiniens contre la declaration Balfour

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La signification de la guerre que les Palestiniens mènent contre la Déclaration Balfour
Encouragée et renforcée par la récente résolution de l’UNESCO qui rejette les liens Juifs au Mont du Temple et au Mur des Lamentations, l’Autorité Palestinienne se vante de planifier l’organisation de plusieurs évènements mondiaux tout au long de l’année pour dénoncer la création de l’Etat d’Israël.
Le but de cette campagne, décrite par la Qudsnet News Agency comme « énorme », est de « faire en sorte que la communauté internationale, et surtout la Grande Bretagne, assument leurs responsabilités,  de les appeler à s’excuser pour avoir commis ce crime capital, et de soulever le problème de l’injustice historique infligée au peuple Palestinien. »
Le « crime capital » en question est la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917, envoyée par le Ministère des Affaires Etrangères britannique à un dirigeant de la communauté juive, Walter Rothschild, pour être distribuée à la Fédération Sioniste de Grande Bretagne et d’Irlande.
« Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple Juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non-juives existant en Palestine, ni aux droits at au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays », mentionne-t-elle.
Bien que cette déclaration ait eu lieu avant même que le terme « Palestiniens » – ou qu’un peuple s’auto-définissant comme « Palestiniens » – n’ait existé, déformer l’histoire fait partie intégrante de leurs efforts pour délégitimer Israël par tous les moyens possibles. Le vote de l’UNESCO n’est rien d’autre qu’un infime exemple de cette pratique qui continue de prendre du terrain grâce à l’aide des mouvements anti-israeliens occidentaux.
Un autre exemple est l’incessante cacophonie sur les colonies Israéliennes qui constitueraient un « obstacle à la paix. »
Ironiquement, le simple fait que toutes les factions de l’Autorité Palestinienne ne cachent pas que pour eux l’Etat Juif est une catastrophe digne de deuil annuel – et méritant le massacre de juifs innocents – ne permet pas de dissuader les défenseurs de la solution à deux états de leur affirmation que de nouveaux logements en Cisjordanie sont inutilement provocateurs.
Au contraire, bien qu’Abbas ait clairement dit qu’aucun Juif, dans aucune circonstance, ne serait le bienvenu dans les territoires contrôlés par l’Autorité Palestinienne, quand le Premier Ministre Benjamin Netanyahu a souligné qu’il s’agissait là d’antisémitisme flagrant, c’est lui qui a impitoyablement été réprimandé de toutes parts, surtout par la Maison Blanche et le Département d’Etat.
Saeb Erekat, le négociateur de « paix » en chef Palestinien, a profité de l’occasion, comme il le fait toujours, d’utiliser les critiques Américaines d’Israël comme d’un moyen pour prouver que l’Etat Juif est né et vit dans le péché.
Dans un Op-Ed paru mardi dernier dans le Washington Post, Erekat l’a fait en utilisant le contexte de la Déclaration Balfour, qu’il a appelé « le début symbolique du refus de nos droits. »
Réprimandant le monde entier pour ne pas prendre de mesures significatives pour arrêter le simulacre qu’est l’existence d’Israël, il a répandu les mensonges habituels sur la création de l’Etat Juif. « Le peuple Palestinien a été violemment dépossédé de ses biens et chassé de sa patrie en 1948, a souffert de l’occupation en 1967, pour ensuite être forcé d’accepter le compromis historique qui reconnait les frontières de 1967 comme les frontières de l’Etat de Palestine », il écrit en omettant volontiers l’histoire véritable de la guerre d’Indépendance d’Israël et de la guerre des Six Jours 19 ans plus tard – l’assaut donné par les armées Arabes voisines sur un minuscule pays naissant qui a passé la plupart de son temps à essayer de trouver un accord avec ceux qui penchent pour son anéantissement.
L’article d’Erekat était en concordance avec l’annonce d’Abbas de juillet dernier déclarant que l’Autorité Palestinienne allait poursuivre la Grande-Bretagne en justice pour la Déclaration Balfour. Cela a été communiqué par le Ministre des Affaires Etrangères Palestinien, Riyad al-Malki, au Sommet de la Ligue Arabe en Mauritanien auquel Abbas n’a pas pu assister, suite à la mort de son frère.
Malgré le fait qu’Omar Abbas ait été traité pour un cancer à l’hôpital de Tel Aviv – comme de nombreux membres de familles de chefs du Fatah et du Hamas – le dirigeant de l’Autorité Palestinienne a tout de même souhaité poursuivre son procès contre le Royaume Uni pour la Déclaration datant d’il y a plus de 100 ans, « après laquelle des centaines de milliers de Juifs sont arrivés d’Europe, et d’autres endroits, en Palestine au dépend de notre peuple. »
Avec une telle confession de sa position actuelle sur l’existence d’un Etat Juif – aller jusqu’à déclarer la guerre à la Déclaration Balfour – l’Autorité Palestinienne devrait être traitée avec le dédain et la dérision qu’elle mérite.

Ruthie Blum – The Algemeiner.

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