Pour faire la paix il faut être deux !

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La conférence de Paris sur le processus de paix israélo-palestinien aura lieu vendredi 3 juin 2016 en présence de John Kerry. Le but de cette conférence est de tenter de relancer le processus de paix qui se trouve au point mort. Les ministres des affaires étrangères d’une vingtaine de pays, l’UE ainsi que l’ONU seront rassemblés à  cette réunion. Mais ni les israéliens, ni les palestiniens y assisteront. En cas de succès, elle doit permettre de préparer un second sommet international en présence cette fois des deux parties concernées.

Le Premier Ministre israélien a constaté, par le passé, que seules des négociations directes ont abouti à un accord de paix, ce qui fut le cas avec  l’Egypte et la Jordanie. C’est pourquoi il est favorable à des négociations bilatérales directes avec le Président Abbas.  Lors de la rencontre récente entre le Premier ministre français Manuel Valls et Benjamin Netanyahou au sujet de l’initiative de paix française, ce dernier a fait une proposition ouverte à Mahmoud Abbas pour procéder à des négociations directes à Paris. Il a déclaré : « J’espère que vous encouragerez le Président Abbas à accepter cette initiative française : des négociations directes sans conditions entre le Premier Ministre israélien et le Président palestinien, à Paris ».

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Le Président Palestinien a une fois de plus décliné l’invitation du Premier ministre israélien.

Les chances de succès d’obtenir un accord de paix entre Israel et les palestiniens semblent très minimes. Les dirigeants palestiniens ont à plusieurs reprises refusés de signer un accord de paix rejetant l’idée de deux Etats pour deux peuples.

Lors d’un meeting pour la campagne d’Hillary Clinton le 13 mai 2016, l’ancien président Bill Clinton a déclaré « Je me suis tué pour donner un Etat aux Palestiniens j’avais obtenu un accord, qu’ils ont refusé, prévoyant de  leur  donner tout  Gaza et 96 à 97 % de la Cisjordanie venant compenser de la terre en Israël ».  », en réponse à une personne qui est venue interrompre son discours pour critiquer la politique américaine sur Israël. Il a faisait référence à l’offre de paix proposée par l’ancien Premier Ministre israélien, Ehud Barak à Yasser Arafat à Camp David en juillet 2000.

 


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