Après les Etats-unis, et Paris, le Canada s’opposent au boycott d’Israel

Shares

Le président américain Barack Obama a signé le décret qui comporte un amendement historique pour empêcher le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) de sévir dans les négociations commerciales avec l’Europe. C’est une loi sur le commerce connue sous le nom de partenariat transpacifique (TPP).

La législation plus large a fait face à une bataille difficile auprès des alliés habituels d’Obama – les démocrates de la Chambre des Représentants – qui ont résisté à son autorité et ont voté contre les dispositions clés de crainte que la libéralisation du commerce pourrait avoir des conséquences sur les emplois américains.

Sois informé en temps réel ! Suis-nous sur...

La loi Trade Promotion Authority contient aussi des dispositions anti-BDS, qui font du rejet du phénomène une priorité absolue pour les négociateurs américains lorsqu’ils travailleront sur un accord de libre-échange avec l’Union européenne.

Ces lignes directives, espèrent ses promoteurs, décourageront les gouvernements européens de participer aux activités de BDS en favorisant le libre-échange avec les Etats-Unis. 

« Ceci est une étape historique dans la lutte contre les ennemis d’Israël, puisque l’opposition américaine aux efforts insidieux visant à diaboliser et isoler l’Etat juif est désormais une loi. Le projet de loi bipartite adopté aujourd’hui conditionne tout accord de libre-échange avec l’Union européenne à son rejet de BDS », a déclaré le représentant Peter Roskam, qui, avec le représentant Juan Vargas, a parrainé une des deux dispositions anti-BDS présentes dans la loi.

“Ceci forcera des entreprises comme le géant de télécommunication l’Orange, qui est possédé partiellement par le gouvernement français, à réfléchir à deux fois avant de s’engager dans la guerre économique contre Israël. Ces entreprises ne seront plus libre d’attaquer un allié américain clé sans conséquence” a-t-il ajouté.

“Néanmoins, ce que nous avons accompli aujourd’hui n’est que le commencement . Comme le mouvement de BDS continue à se développer, nos réponses doivent se développer.”

Le Canada marche sur les pas des Etats-Unis, et propose une réplique au mouvement du BDS. Le parlement canadien a adopté le lundi 22 février 2016 une motion à l’unanimité condamnant le Boycott, le désinvestissement et les sanctions par une majorité de 229 pour, et 51 contre.

Il appelle le gouvernement canadien à «condamner toute tentative par des organisations canadiennes, des groupes ou des individus pour promouvoir le mouvement BDS, à la fois au Canada et à l’étranger.”
De plus, le projet de loi rappelle les relations étroites entre le Canada et Israël : “Israel et le Canada partagent une longue d’histoire d’amitié ainsi que des relations économiques et diplomatiques.” Cette motion rappelle que le BDS “promeut la diabolisation et la délégitimation de l’État Israël.”

Il a été présenté par les membres du Parti conservateur, la motion a gagné le soutien du Parti libéral.

La semaine dernière, le Ministre d’Affaires étrangères Stephane Dion qui est favorable à cette motion, a dit “le monde ne gagnera rien en boycottant Israël sauf la priver de ses talents, et de son esprit d’invention”

Justin Trudeau, du Parti libéral, semble du même avis que l’ancien Premier ministre canadien Stephen Harper, qui entretenait déjà à l’époque des relations étroites avec Israël. L’actuel Premier ministre  s’était opposé au mouvement BDS en affichant publiquement sur Twitter en mars 2015 son rejet estimant que le mouvement BDS n’avait pas sa place sur les campus canadiens.

Des groupes juifs canadiens ont soutenus la motion. Dans une déclaration la semaine dernière, Shimon Fogel, qui est le PDG du Centre d’Israël et des Affaires juives, a dit, selon l’Européen juif : ” le mouvement de boycott ne contribue pas à la paix et n’est pas pro-palestinien. Il s’agit d’une discrimination basée sur la nationalité et nuit de la même façon tant aux Israéliens qu’aux Palestiniens en conduisant les deux parties à s’éloigner”.

Après les Etats-Unis, et la campagne de boycott d’Israël condamnée par le Conseil de Paris, le Canada s’oppose également au mouvement BDS qui montrent une ferme opposition des gouvernements au mouvement de boycott d’Israel. Les entreprises, risquent des pénalités ou des mesures incitatives.

Les autorités s’inquiètent notamment que le collectif Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) ait pris pour cible les échanges culturels “vecteurs de paix et de tolérance” ce qui les pousse à agir. Si tous les pays suivent des directives similaires, l’Europe et la France se retrouveront isolés sur les marchés, à vouloir un étiquetage sans lendemain.


Shares

Commenter cet article

commentaires jusqu'à présent. Ajouter le votre