Le Hezbollah, du mouvement terroriste au Djihad mondial : quel prix pour la France ?

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Un dossier en 4 parties reconstitue l’évolution du groupe terroriste en organisation djihadiste

PREMIERE PARTIE

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Qu’est-ce que le Hezbollah ?

Le Hezbollah est une organisation islamique chiite à la double casquette : d’un côté, une organisation terroriste et de l’autre une organisation politique interne libanaise. Le Hezbollah a été créé par les Gardiens de la Révolution iranienne en 1982 en tant qu’organisation concurrente du groupe Amal. Avec le retrait de Tsahal suite à la Première guerre du Liban (1985), le Hezbollah est devenu la principale organisation au Sud Liban et au sein de la communauté chiite libanaise. En 1992, le Hezbollah a entamé une activité politique au Liban et des députés du Hezbollah ont été élus au Parlement.

Le Hezbollah est une organisation terroriste effectuant des attentats principalement contre Israël, à la frontière libanaise et à l’étranger. A la frontière libanaise, le Hezbollah effectue principalement des tirs de roquettes sur les localitésés du Nord d’Israël. En dehors d’Israël, avec le soutien des Gardiens de la

Révolution iranienne, le Hezbollah a commis des attentats contre des cibles israéliennes et juives, avec notamment l’attentat contre l’ambassade israélienne à Buenos Aires en Argentine (17 mars 1992) et l’attentat contre le bâtiment communautaire juif de Buenos Aires (18 juillet 1994). Le Hezbollah a été déclaré organisation terroriste par les Etats-Unis et les pays de l’Union Européenne.

Suite au retrait de Tsahal du Liban (Mai 2000), le Hezbollah a pris le contrôle du secteur et de tout le Sud Liban et a mis en place une large infrastructure militaire au Liban avec le soutien de l’Iran. L’infrastructure du Hezbollah comprend un système de roquettes qui menace le front israélien. Jusqu’à la Seconde guerre du Liban (2006), le Hezbollah a souvent effectué des opérations à la frontière libano-israélienne. Depuis Juin 2006 (Seconde guerre du Liban), le Hezbollah a adopté un profil relativement discret. Aujourd’hui, le Hezbollah continue de se construire comme acteur politique sur la scène libanaise interne et de renforcer son infrastructure militaire.

Source Centre Meir Amit

 

Les attentats contre la France

En avril 1983, le Hezbollah organise l’attentat-suicide contre l’ambassade américaine de Beyrouth, faisant 63 morts.

Le 23 octobre 1983, deux attentats-suicides simultanés contre la force multinationale d’interposition font 248 morts américains et 58 morts français.

Les États-Unis et la France accusent le Hezbollah et l’Iran d’être derrière l’attentat.

Le Hezbollah dans un premier temps nie toute implication  puis reconnaîtra en être l’acteur et l’instigateur.  La pratique du terrorisme semble faire l’unanimité au sein du Hezbollah, malgré les quelques objections juridiques de Fadlallah, déclarant que l’islam interdisait à ses membres de se suicider. Les représailles franco-américaines contre des positions du Hezbollah et de l’armée syrienne sont alors qualifiées de « peu efficaces ».

Suit un ensemble d’actions faisant connaître le mouvement, notamment des prises d’otages français telles que celles, en 1985, du journaliste Jean-Paul Kauffmann et du chercheur Michel Seurat – ce dernier étant décédé en captivité – et un détournement d’avion le 14 juin 1985 (au cours duquel un passager a été abattu).

Selon la journaliste Dominique Lorentz, l’affaire des otages du Liban aurait été intimement liée au règlement du contentieux nucléaire franco-iranien autour du consortium Eurodif.

Le Hezbollah perpètre une série d’attentats en France du 23 février 1985 au 17 septembre 1986 dont celui de la rue de Rennes, devant le magasin Tati provoquant au total la mort de 15 personnes et 300 blessés. L’attentat de la rue de Rennes est le dernier et le plus meurtrier (7 morts et 55 blessés) d’une série commencée le 4 septembre (12 morts en tout).

Tous sont revendiqués par le CSPPA – « Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient », nom de couverture dissimulant le Hezbollah, dans le but d’obtenir la libération des trois terroristes détenus en France : Anis Naccache (réseau iranien), Georges Ibrahim Abdallah (réseau libanais FARL, laïc chrétien) et Varadjian Garbidjan (réseau arménien Asala)

Le chef du commando terroriste responsable des attaques, Fouad Ali Saleh, un Tunisien formé en Iran, est arrêté en mars 1987 puis condamné.

 

La suite de notre dossier sur le Hezbollah …

deuxiéme partie “La vague d’attentats sur le sol français” 

troisième partie “Le Hezbollah reconnu organisation terroriste…”

quatrième partie “Le rôle et le soutien de l’Iran au Hezbollah…”


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