Comment une poignée de musulmans haineux a mis à genoux la presse française

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Voila l’histoire qui raconte comment 5 000 euros, un poster, 12 parasols et un DJ sont devenus la plus grande manifestation pro-Israël en France depuis 14 ans grâce à une poignée de musulmans haineux.

Succès de scandale
La notion de succès de scandale repose sur le fait que, même si l’origine de l’attention reçue par une œuvre repose sur des éléments négatifs comme une mauvaise presse, des potins ou autres, le scandale qui en résulte attire l’attention sur une œuvre qui, autrement, serait restée dans l’obscurité. Une fois sa publicité, fût-elle mauvaise, faite auprès du public, l’œuvre peut ensuite être appréciée à sa juste valeur par les connaisseurs, voire le grand public.

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Il est important de commencer en révélant que le projet #TelAvivSurSeine a vraiment été pensé pour n’être rien de plus qu’un événement mineur, “side-line” comme disent les Américains. Rien de plus qu’un geste de la ville de Paris envers la ville de Tel Aviv pour avoir si chaleureusement accueilli une délégation parisienne en mai dernier. Ni Paris ni Tel Aviv n’avaient en tête un seul instant quelque chose d’une grande importance. Anne Hidalgo, anticipant probablement d’être automatiquement attaquée par le cercle des musulmans haineux à l’encontre d’Israël et l’extrême-gauche, établit la date pendant la semaine des vacances la plus déserte a Paris. Une semaine où se trouvent à Paris davantage de touristes que d’habitants. D’autre part, la ville de Tel Aviv, actuellement sous le feu des critiques pour être considérée comme une « bulle » de riches en Israël, entourée par une détresse sociale croissante, ne pouvait pas se permettre trop de dépenses liées à l’international et était largement satisfaite de l’idée symbolique qui était proposée. Les deux parties étaient donc parfaitement sur la même ligne.

L’aval définitif pour le projet fût donné le 24 Juillet. Cet accord prévoyait que la mairie de Paris consacre 98 mètres de Paris Plage du Pont Notre Dame au Pont d’Arcole pendant une journée. Tel Aviv était responsable du reste. Le budget total de Tel Aviv pour le projet était de 5 000 euros. Cet argent était utilisé pour payer un producteur local, un DJ et deux danseurs. Le reste, pour imprimer un poster, vingt drapeaux de Tel Aviv, cinquante chapeaux de Tel Aviv, cinquante t-shirt, deux boites de jeux de plages et douze parasols. Ce budget serré n’incluait pas la communication de l’événement. La ville de Tel Aviv pensait largement se contenter de la circulation naturelle des touristes le long de la Seine à laquelle s’ajouterait un petit nombre de membres de la communauté juive présent à paris.

Et c’est là que l’histoire devient intéressante. Ce que vous êtes sur le point de lire a été révélé par un expert belge des réseaux sociaux, Nicolas Vanderbiest, sur Rue89, et approfondi par l’étude de Kadda Sahnin. Ce qu’il affirme justifie en tout point l’expression “succès de scandale” ou comme les Américains aiment à le dire “no such thing as bad publicity”. Aussi étrange que cela puisse paraître, une poignée de musulmans haineux envers Israël sont les seuls responsables d’une campagne de communication qui aurait coûté des centaines de milliers d’euros à la ville de Tel Aviv et qui a amené, de manière artificielle, toute la France à parler d’une seule et unique chose… #TelAvivSurSeine !

Comme l’a montré l’expert belge, ce petit groupe de musulmans, envers qui la ville de Tel Aviv sera éternellement reconnaissante, se compose du rappeur islamiste Médine qui prône l’instauration de la Charia en France, de la soi-disant activiste musulmane Sihame Assbague qui veut tenir la police française “comptable de ses actes”, d’un compte Twitter consacré à la cause Palestinienne au pseudonyme de CitoyenDuMonde et enfin d’un jeune blogueur excentrique appelé Fateh Kimouche, alias AlKanz, devenu un héros de la “shebab” musulmane en harcelant via Twitter de son canapé, ceux qu’il considère comme les ennemis de l’Islam.

Selon les experts des réseaux sociaux, la méthode qu’ils ont utilisé a pour nom l’Astroturfing. Il s’agit en fait d’une technique de propagande ayant pour but de donner l’impression d’un comportement spontané ou d’une opinion populaire, alors qu’il n’en est rien. Démarrant leur campagne anti-#TelAvivSurSeine le 8 août, à peine cinq jours avant la date finale, le groupe de musulmans a instigué un bombardement de tweets, l’un de leur compte Astroturfing affiliée ayant tweeté 3 030 fois contre #TelAvivSurSeine. Sur la seule journée du 8 août, les retweets de cette poignée de musulmans haineux représentaient près d’un quart du nombre total de tweets (3 875 sur 16 658).

La maîtrise de la formulation Twitter par les Astroturfeurs est exemplaire! Tous les tweets de leur campagne sont adressés à la Maire ou Mairie de Paris, en mentionnant le hashtag #TelAvivSurSeine et en n’oubliant pas de bien mentionner les Twitter handles de ces derniers ainsi que ceux d’une longue liste des journalistes et de médias. La communauté de followers des Astroturfeurs, bien entraînée comme l’a expliqué Nicolas Vanderbiest, commence alors à les retweeter et à imiter leurs chefs. Assez tôt, un robot se met au service de cette foule haineuse qui méconnaît l’utilisation de Twitter, mais qui est rassemblée autour de la campagne. Il s’agit d’une machine automatique, proposant également des tweets, bien formés, prêts à l’emploi, en un seul clic. Résultat, 76 698 tweets produits par un total de 16 666 comptes en moins de 3 jours, inondent les comptes Twitter des journalistes, politiciens et bien sûr de la mairie et la Maire de Paris elle-même.

La Maire de Paris, sûrement déconcertée par ce phénomène exceptionnel d’une ville vide qui semble être remplie par une foule en colère venue de nulle part, prend une décision courageuse et refuse de jeter l’éponge face cette masse fuyante. Le débat ne porte alors plus sur Tel Aviv ou même sur Israël et la Palestine mais sur la nature de la démocratie et des valeurs de la France en tant que Nation. Des journalistes de toute la France mais aussi de l’étranger, incapables d’identifier la nature artificielle de cette masse apparente, mettent de l’huile sur le feu en permettant a cette polémique contrefaite de sortir de sa bulle virtuelle sur Twitter et d’impliquer même ceux qui ne sont pas connectés.

Le jour arrive et la police, ignorant le fait que parmi les 16 666 comptes Twitter impliqués, seulement 2 941 proviennent de France et que la plupart sont “créés uniquement pour crier“, méfiante de l’apparente foule de musulmans en colère, se déploie par centaine. Les médias se frottent déjà les mains sur le lieu de l’événement et se bousculent pour saisir les premières images de violence. Leur impatience grandit autant que leur déception. Le Monde publie à 14h30 un article intitulé “Tel Aviv sur Seine : plus de journalistes et de policiers que de plagistes“. L’article a été changé le lendemain quand l’ampleur du succès a été dévoilée. 

Pendant que la plage de Tel Aviv se remplit rapidement, celle de Gaza, dédiée aux opposants, peine à faire le plein. L’article de Nicolas Vanderbiest au sujet de l’Astroturfing commence à circuler. La foule musulmane furieuse est totalement virtuelle. Pas plus de quatre-vingt protestataires à Gaza Plage et ce à n’importe quel moment, rejoints par un nombre similaire de journalistes de plus en plus impatients. 

Axés sur les réseaux sociaux comme cela est caractéristique des cercles d’islamistes radicaux, les instigateurs de cette campagne virtuelle d’Astroturfing n’ont pas pris en compte le fait que pour le reste du monde, il y a une vie réelle en dehors du web. Alors que le débat évoluait de Tel Aviv à la véritable nature de la France en tant que République libre et démocratique, des milliers de personnes qui n’auraient jamais pensé prendre parti dans un conflit qui n’est pas le leur, ressentirent soudain la nécessité de se positionner et de défendre leurs valeurs en chantant et dansant sur de la musique israélienne.

Peu après 21h, alors que la plage de Tel Aviv commençait à se vider, le service de presse de la ville de Paris annonça dans un Communiqué de presse intitulé “Succès pour Tel Aviv sur Seine” que l’événement “avait réuni près de 11 000 Parisiens et touristes”. “Le public a répondu présent, avec près de 11 000 participants recensés tout au long de la journée”. Une file d’attente regroupant plusieurs centaines de personnes s’est même constituée sur les quais de Seine, en plein après-midi, dans une atmosphère sereine, loin de l’extrême agitation des derniers jours sur les réseaux sociaux.

Mairie de Paris - Communique de Presse - Tel Aviv Sur Seine

Pour information, une page de publicité dans Le Monde coûte 145 000€. Sur #TelAvivSurSeine, le quotidien a rédigé onze articles. Dans le Figaro, la page coûte 114 000€ et le journal a publié vingt-trois articles sur le sujet. Nous dépassons donc déjà les 4 millions d’euros avec seulement deux journaux. Pour être plus juste, il aurait fallu encore ajouter les reportages télévisés et radiophoniques apparus dans tous les médias français, mais je vous laisse faire le calcul.

Voilà l’histoire de ce qui devait être une journée de divertissement parmi d’autres au beau milieu du mois d’août à Paris Plage et qui s’est transformée en l’une des plus grandes manifestations pro-Israël jamais organisées en France. Un événement énorme où se sont retrouvés 11 000 visiteurs. Le tout, grâce à une poignée de musulmans haineux jouant à leurs dépens avec Twitter, confondant monde virtuel et monde réel. Merci Médine, merci Sihame Assbague, merci CitoyenDuMonde et merci Fateh Kimouche, de votre haine si généreuse.


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