Israël s’inspire de la loi française anti-boycott

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La Cour suprême d’Israël, appelée à se prononcer sur la constitutionnalité de la loi interdisant l’appel au boycott, l’a entérinée la semaine dernière. Cette loi d’auto-défense étatique contre des pratiques visant à affaiblir l’État et/ou compromettre son bien-être fut adoptée en première lecture en juillet 2011 par la Knesset. Elle permet de mener des poursuites judiciaires contre toute personne ou entité qui appelle au boycott (économique, culturel ou universitaire) d’Israël  ou des “zones sous son contrôle” à savoir les implantations de Cisjordanie. Le paiement d’indemnités peut être imposé si des pertes ou des dommages sont avérés. Les juges de la Cour suprême d’Israël ont donc rejeté les pétitions qui affirmaient que cette loi limitait la liberté d’expression politique en appelant au boycott. En réalité, cette loi empêche simplement la prise de mesures néfastes contre l’État d’Israël ou ses citoyens.

En France, les appels au boycott sont interdits par la loi et assimilés à un délit de discrimination. La France, consciente de la mascarade anti-israélienne sur laquelle se fonde le boycott, s’appuie sur deux fondements juridiques qui permettent de poursuivre des appels au boycott discriminatoires au regard du droit français : la loi de 1881 sur la presse et le code pénal (article 225-2). La “circulaire Alliot-Marie”, de février 2010, souhaite également donner “une réponse cohérente et ferme […] aux appels au boycott des produits israéliens” fondés sur la discrimination envers une nation ou une race. Enfin, en novembre 2013, la cour d’appel de Colmar affirme que:

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“La provocation à la discrimination ne saurait entrer dans le droit à la liberté d’opinion et d’expression dès lors qu’elle constitue un acte positif de rejet, se manifestant par l’incitation à opérer une différence de traitement à l’égard d’une catégorie de personnes, en l’espèce les producteurs de biens installés en Israël”.

Cette réglementation française souligne avec force que le boycott, contrairement aux dires de ses partisans, relève moins de la défense de la liberté d’expression que d’une incitation constante à la haine et à la discrimination.  

Dès lors, il est nécessaire de féliciter l’État d’Israël qui s’est récemment inspiré de la législation française afin d’interdire le boycott économique, culturel ou universitaire. Rappelons que le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) – chef de file des boycotteurs d’Israël – qui diabolise de manière obsessionnelle Israël, génère une atmosphère dangereuse et hostile où tout ce qui est lié à Israël (fantasmé ou réel), voire l’idée même de l’existence de l’Etat d’Israël, serait toxique. Pourtant, afin d’œuvrer en faveur de la paix, il est totalement contre-productif d’inciter à la haine et à l’anéantissement de l’État d’Israël, ce que fait précisément le mouvement BDS. Il est d’ailleurs nécessaire de rappeler trois des objectifs dangereux du mouvement BDS : 

  1. Le mouvement BDS rejette le processus de paix et tous les efforts de paix entre Israéliens et Palestiniens. En outre, il ne reconnait aucune responsabilité palestinienne concernant le conflit actuel.
  2. L’objectif principal du mouvement BDS est précisément le démantèlement de l’État d’Israël. C’est pourquoi, les dirigeants du mouvement BDS abhorrent la coopération entre Israéliens et Palestiniens et s’oppose à toute organisation cherchant à rapprocher les deux parties de manière pacifique.
  3. Le mouvement BDS préconise donc une solution à un État ainsi que le droit au retour des réfugiés palestiniens, ce qui en pratique aboutirait à la destruction pure et simple d’Israël en tant qu’État-nation du peuple juif. 

L’objectif de délégitimation voire d’anéantissement d’Israël par le mouvement BDS est donc à peine caché. Pourtant, prendre le parti de la haine est une hérésie là où il faudrait, au contraire, lutter pour la paix, la coexistence et le dialogue. Rappelons aussi que le traitement réservé à Israël ne s’applique étonnement à aucun autre État au monde, avec la même obsession et virulence.

C’est pourquoi, aussi bien l’État français qu’à présent l’État d’Israël sont mobilisés contre cette arme indigne qu’est le boycott prôné par des personnes obsessionnellement obnubilées par Israël. 


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