Ecole de l’UNRWA : le Hamas met en scène les cadavres

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Une mise en scène macabre. Sordide. C’est ce qui s’est passé à Rafah, après les tirs de Tsahal près d’une école de l’UNRWA, le 3 août dernier.

Cette construction scrupuleuse a entraîné les condamnations unanimes de chefs d’Etat du monde entier, comme François Hollande ou Barack Obama. La couverture médiatique du conflit, qui ne montre pas la façon dont les morts sont utilisés pour diffuser des images chocs créées de toutes pièces en est une cause directe.

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La démonstration en 5 images de l’instrumentalisation des morts pour la propagande médiatique du Hamas.

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Les deux morts gisent dans une rue à proximité de l’école de l’UNRWA, dont vous apercevez l’entrée dans le coin en haut à droite.  Ils sont ensuite transportés devant l’entrée de l’école (notez le changement du pavé), et deux autres corps (l’un en polo rouge, l’autre en treillis militaire, donc un combattant) sont sur la scène. On change légèrement les postures du premier cadavre au sol (le jeune homme en jean) et les deux corps sont inter-changés (le religieux se trouve à présent à droite, il est chaussé et sa main droite est levée).

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Le cadavre d’une fillette est alors amené près des corps déjà entreposés sur le sol.

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La fillette est déposée au sol à côté du jeune homme en jean. Le cadavre du militaire a été retiré. La mise en scène est prête, les journalistes arrivent pour prendre leurs images à sensations fortes.

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Image 5 source (AFP)

La fillette est à présent portée par un autre individu et emmenée à travers les rues de Gaza, pour une nouvelle mise en scène décontextualisée et de nouveaux clichés des journalistes.

Au terme de l’étude de ces images, on comprend la mesure de l’instrumentalisation des morts pour le compte des journalistes, qui se rendent dans le même temps complices de ces mises en scènes morbides. Qu’ils soient arrivés après ou qu’ils aient été témoins de ces scènes sans en rapporter, ils échouent à leur mission de couvrir le conflit de manière exhaustive.

Comme un étal où on exhibe la marchandise à vendre à l’opinion mondiale, la population civile est encore une fois la première victime et la première arme du Hamas dans ce conflit.


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