Omer Avital en concert à l’occasion de la sortie de son nouvel album “New Song”

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Le nouvel album du contrebassiste-compositeur Omer Avital, “New Song” (chez “Plus Loin Music”), sorti en France le 6 Mars 2014

Parmi les nombreux musiciens israéliens talentueux qui sont apparus sur la scène de jazz du monde au cours des dernières années, Omer Avital se démarque du reste. Il ne fait pas partie de cette vague mais plutôt de ceux qui l’ont initié.

En 1992, lorsqu’il a débarqué à New York, il était l’un des premiers jazzmen originaires de son pays à venir tenter sa chance dans la patrie de cette musique, avec deux autres instrumentistes appelés à jouer un rôle clé dans l’émergence d’Israël sur la carte du jazz, le tromboniste Avi Lebovich et le contrebassiste Avishai Cohen. À New York, Omer Avital a fait plus que s’abreuver au son de ses idoles, ces géants qui n’allaient pas tarder à quitter définitivement la scène et qu’il était encore aisé d’aller écouter en direct. Il s’est distingué comme l’un des éléments essentiels d’un mouvement de régénérescence en profondeur du jazz qui s’épanouissait alors.

Le quintet à l’œuvre dans New Song, qu’il dirige depuis plusieurs années, est dans la descendance directe de ce groupe fondateur avec lequel Omer Avital se fit un nom. Mais ce quintet porte aussi en lui tout l’héritage culturel que le contrebassiste a pris le temps d’explorer, au mitan des années 2000, en retournant dans son pays d’origine et en remontant ses racines ancestrales, yéménites du côté de sa mère, marocaines du côté de son père. Ce patrimoine mizrahim (des Juifs d’Orient), à l’en croire longtemps méprisé au sein de la société israélienne du fait des porosités qu’il entretient, par la force des choses, avec la culture arabe, Omer Avital en a étudié les chants folkloriques, les rythmes de danse et les rituels, qui ont nourri son imagination, au même titre que le blues, le gospel ou la soul avaient, avant eux, alimenté son inspiration. La seule lecture des titres de cet album suffit à dire combien désormais son regard porte autant vers l’Orient que vers New York, vers l’Occident que vers le monde arabe, vers la solitude du désert que le brassage urbain.

 Omer Avital – contrebasse, Avishai Cohen – trompette, Joel Frahm – saxophone ténor ,Yonathan Avishai – piano, Daniel Freedman – batterie

Du 21 au 23 mai à 20h et à 22h, et du 25 au 26 mai à 20h et à 22h  au Duc des Lombards, 42 rue des lombards 75001 Paris

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=jYigcslcRoM]


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