Quand la liberté d’expression sert de prétexte à la haine

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La campagne BDS, (boycott désinvestissements sanctions) soutenue en France, par des membres actifs des partis politiques EELV, PCF et NPA consiste à appeler au boycott économique, culturel, universitaire et sportif de tout ce qui est en provenance d’Israël. Cette initiative est défendue par des soit disant “partisans de la paix” (sic) comme les associations pro-palestiniennes Association France Palestine et EuroPalestine.

Ce qui est moins connu, c’est le but réel de cette campagne : la délégitimation d’Israël qui peut susciter des comportements antisémites. Cet objectif de la déligitimation d’Israël est à peine caché puisque le créateur du BDS, Omar Barghouti écrit dans son livre intitulé “boycott, désinvestissement, sanctions”: “Il ne s’agit pas de remettre en cause l’occupation militaire israélienne ou le déni du droit des refugiés, mais tout le système d’exclusivisme raciste du sionisme.”

A partir de cette propagande, tous les moyens sont bons pour instrumentaliser les jurisprudences du droit international.Dans cette veine, ne voit-on pas l’Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine reprendre à son compte une légitimation du boycott sous la forme d’une revendication “à la liberté d’expression en matière politique” ? Pourtant, même le président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a exprimé son opposition à boycotter Israël de la sorte, à Johannesburg lors des obsèques de Nelson Mandela. 

Les diverses associations européennes que nous avons mentionné se positionnent donc sur une ligne plus radicale que celle du président de l’autorité palestinienne. Heureusement, en France il est réconfortant de constater le positionnement sans ambiguïtés des derniers gardes des sceaux, et la continuité ministérielle salutaire sur cette question. Inutile de se fonder sur le droit international, il suffit de se référer à notre droit national.

Pour le Droit national français le boycott est illégal. Cette vérité du droit et de la jurisprudence est rappelée par l’actuelle ministre de la justice, Christiane Taubira dans une lettre : 

  • La législation française a évolué dans le sens d’une répression plus sévère des actes à caractère raciste, antisémite ou xénophobe “-
  • “Des circulaires et des dépêches sont régulièrement adressées aux procureurs généraux afin d’appeler leur attention sur la nécessité d’apporter à ces faits une réponse pénale plus ferme et rapide”-
  • “Depuis le mois de mars 2003, plusieurs opérations appelant au boycott de produits israéliens ont été menées sur le territoire national. Ces faits sont susceptibles de caractériser le délit de provocation publique à la discrimination à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une nation (art. 24 al 8, loi du 29 juill 1981). Si cette qualification pénale n’interdit pas la libre critique de la politique d’un Etat ou l’expression publique d’un choix personnel, elle prohibe en revanche les messages ou comportements appelant à la discrimination d’une ou plusieurs personnes uniquement au regard de leur nationalité, notamment, comme le prévoit l’article 225-2 du Code Pénal, lorsque la discrimination consiste à entraver l’exercice d’une activité économique. En conséquence, plusieurs enquêtes, notamment suite à des plaintes d’associations, ont été menées de ce chef.”

Etant donné que l’esprit de la loi est rappelé par la Garde des sceaux, il est d’autant plus surprenant de constater que l’association d’universitaires mentionnée précédemment, prétendant être attachée à la défense des libertés académiques, décide de ne pointer du doigt qu’Israël et d’épargner les régimes qui réellement, ne respectent pas ces libertés (voir le tableau à la fin de l’article).

Le plus scandaleux dans ce positionnement totalement idéologique, est peut-être le fait que l’inventeur du mouvement BDS, Omar Barghouti, né au Qatar et ayant grandi en Egypte, a étudié plusieurs années à l’Université de Tel-Aviv où il a obtenu un master en philosophie.

Durant ses études, une pétition a été signée par des dizaines de milliers de personnes pour faire exclure Omar Barghouti de cette université mais l’université a décidé de ne pas l’exclure lui permettant d’obtenir son diplôme le plus normalement du monde. Bref, c’est un exemple puissant de tolérance d’une université publique israélienne envers l’un de ses étudiants qui répand dans le monde une idéologie pleine de haine et d’hypocrisie, (dont on pourrait trouver assez facilement l’origine).

L’hypocrisie atteint des sommets quand Barghouti répond aux questions qui lui demandent s’il n’y a pas, pour le moins, une contradiction à avoir étudié (et avoir été protégé) dans un système universitaire sur lequel il crache sans cesse et dont il appelle à la destruction. Barghouti a l’habitude de répondre à cette question que ses études à l’Université de Tel-Aviv ne concernent que lui et qu’il ne voit pas l’intérêt d’en parler. Superbe exemple de mesquinerie, superbe prétexte pour éviter de dire la vérité et reconnaître publiquement son ingratitude et sa bassesse humaine. Les faits parlent d’eux-mêmes.  

Pamela Mortera                                                                                                                                 

                                                                                

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