Un blessé syrien soigné en Israël

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Un hôpital qui reçoit un blessé, rien de très original. Sauf que là, il s’agit d’un hôpital israélien et que le blessé en question est syrien, et de plus, porteur d’une lettre d’un médecin syrien adressée à son confrère israélien !

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La scène, quelque peu surréaliste, se déroule au sein de l’hôpital Zvi, situé à Safed la ville bleue berceau du kabbalisme.
Le Dr Oscar Embon, directeur de l’hôpital, est averti qu’un blessé « un peu particulier » est sur le point d’arriver. Il s’agit en fait d’un syrien de 28 ans, touché d’une balle au thorax au cours de la guerre civile qui fait rage en Syrie. Ce patient a reçu des premiers soins en territoire syrien, puis a été remis aux forces de l’ONU qui elles-mêmes ont sollicité l’aide de l’armée israélienne pour le transférer à Safed.

Le plus étonnant est que ce patient portait, épinglée sur sa poitrine, une lettre écrite en arabe et adressée aux médecins israéliens : « Bonjour éminent chirurgien, ce patient âgé de 28 ans a été touché par une balle qui a pénétré dans la poitrine provoquant des fractures de côtes. Le diaphragme et le foie ont été également endommagés par des éclats. Nous avons pu stopper l’hémorragie et fermer l’ouverture abdominale. Une nouvelle intervention chirurgicale est à mon avis nécessaire pour vérifier l’état du foie. Voici la liste des médicaments que nous lui avons donnés…S’il vous plait, faites ce qui est nécessaire et merci d’avance ».

Selon le docteur Amram Hadari, responsable de l’unité de traumatologie de l’hôpital Zvi, « l’opération pratiquée sur le patient en Syrie était basique car ils ne devaient pas disposer de beaucoup d’instruments chirurgicaux, mais elle a permis de limiter les dégâts et lui a probablement sauvé la vie ».

Après une nouvelle intervention chirurgicale pratiquée à l’hôpital Zvi qui a permis de réparer le diaphragme et le foie et de poser un drain thoracique, le patient est actuellement hospitalisé en soins intensifs. Ses jours ne sont plus en danger.

Ce n’est pas la première fois que des blessés syriens victimes de la guerre civile passent la frontière pour venir se faire soigner en Israël. L’hôpital Zvi de Safed en compte déjà à lui seul une vingtaine. Mais c’est la première fois qu’un blessé est adressé directement par un médecin syrien à un confrère israélien.

On ne sait pas si ce patient est un militaire syrien ou s’il se battait dans l’opposition. Ce qui est certain, c’est qu’il a reçu en Israël exactement les mêmes soins que n’importe quel patient juif ou arabe, israélien pou palestinien. Le Docteur Embon le confirme : « Nous donnons les meilleurs soins possibles aux patients quelque soit leur religion, leur race, ou leur nationalité ».

Apartheid, avez-vous dit ?

 


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