Un enfant israélien tombe par la fenêtre, ses organes sauvent un enfant palestinien

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Une tragédie s’abat sur une famille israélienne et donne une nouvelle vie à un enfant palestinien. Noam Noar, un enfant israélien âgé de 3 ans, tombe du 4e étage, et succombe à ses blessures quelques heures plus tard. A la suite de sa chute, il rentre dans un état de mort cérébrale. La famille Naor décide alors de faire don de ses organes. Les parents de Noam qui sont de confession juive et observant accepte de faire don du rein de Noam à un enfant palestinien, de Bethleem âgé de 10 ans qui était dans l’attente d’un rein, et permettent ainsi de lui sauver la vie. “Nous avons eu un dilemme difficile, mais je suis contente que nous l’ayons fait», nous dit la mère de Noam

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« Sachant que j’ai sauvé une vie, cela me réconforte et me donne la force de continuer », affirme Sarit Naor, la mère de Noam. « Nous avons longtemps hésité, mais aujourd’hui, avec le recul, je suis heureuse de l’avoir fait. Peu m’importe que l’enfant sauvé soit palestinien, et j’espère que cela va nous apporter la paix”

Suite à sa chute, Noam Naor, est emmené à l’hopital Sheba, où les médecins ont lutté pour sa vie. Mais le premier impact a été si fort qu’il a causé des dommages irréversibles et provoquer une mort cérébrale. La famille de Noam, assez pratiquante, ont consulté les rabbins lorsque les médecins ont proposé de faire don des organes de Noam. Les rabbins donne le « feu vert » à la famille Naor et appuient la décision des médecins de faire don de ses organes  à un autre enfant.

Le centre de transplantation contacte la famille Naor et leur demande l’autorisation de transmettre l’organe à un enfant qui n’est pas un « résident israélien » L’enfant en question est un enfant palestinien de 10 ans, qui n’a aucun membre de sa famille compatible pour un don d’organe.

Les parents du petit Noam donnent leur accord et décident que l’origine de l’enfant importe peu, si un autre enfant en a besoin et qu’il est compatible avec leur fils.

« J’ai tout de suite pensé aux efforts de paix entre Shimon Peres et nos voisins » ajoute la mère de Noam, « et j’ai réalisé que je prenais la bonne décision malgré ma douleur et ce terrible drame.»

Sarit, la mère de Noam, demande alors à parler avec le Président Shimon Peres afin de recevoir des encouragements concernant leur décision. Le centre de don d’organe parvint à connecter la famille et le Président. Le Président a immédiatement exprimé ses condoléances à la famille et a renforcé la décision de cette courageuse mère de famille qui a su prendre la bonne décision.

“C’est une terrible chose de perdre un enfant de trois ans, quel courage de faire quelque chose de si humain, généreux et si dur à la fois afin de donner la vie à une autre personne. Selon la tradition juive, chaque personne est créée à l’image de Dieu, et quiconque sauve une vie humaine sert en l’essence du judaïsme. C’est un acte héroïque après une catastrophe impossible et injustifiée. »

« Cette décision brise tous les préjugés, cette contribution est très touchante et va dans le sens de la paix » déclare le Président Shimon Peres

Pas assez de mot pour remercier la la famille qui a sauvé la vie de son fils

Samir Abihasid, le père de Jacob, l’enfant qui a reçu le rein de Noam exprime le fait qu’il n’a pas assez de mots pour remercier la famille qui a sauvé la vie de son fils. «Nous avons de longues années de souffrances, mon fils est sous dialyse et sa vie était en danger. Nous sommes reconnaissants pour ce don, et nous espérons qu’à la mémoire bénie de leur fils, de mémoire bénie, ils pourront apporter un autre enfant dans ce monde.” .

Les parents de Noam sont des gens nobles, dont nous devons nous inspirer » a declaré Yael German le Ministre de la Santé. « Pendant le moment le plus difficile de leur vie, ils ont transcendé toutes les émotions et pris cette décision qui n’était pas simple. Leur don est une source de fierté et un exemple d’humanité et de bonté. »

Compte tenu du fait qu’un rein pesant plus de 30 livres n’est pas adapté pour un enfant, la seule solution était de recevoir une transplantation provenant d’un autre enfant. Après les tests de compatibilités, un seul enfant était compatible sur la liste d’attente d’organe…


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