Sarkozy en Israël : « L’humanité a une dette envers le peuple juif »

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Sécurité maximale et drapeaux français flottants dans toutes les rues de la ville de Netanya pour la venue historique de l’ancien chef de l’état français. Hier, l’une des villes les plus francophones d’Israël était sur son 31 pour recevoir l’ex président, Nicolas Sarkozy.

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Nicolas Sarkozy fut convié au collège académique de Netanya afin de recevoir le titre « honoris causa » pour l’action qu’il a menée durant de nombreuses année au service de l’état français, du peuple français et d’autres peuples qui ont bénéficié de cette influence.

Durant la cérémonie, ou les 2 hymnes furent interprétés par le chœur « Kolot Israël » et le célèbre baryton, David Serero, une flopée d’intellectuels israéliens se sont succédés au pupitre pour louanger les actions faites par l’ex président en faveur d’Israël et de la communauté juive de France.

Lors de ces différentes allocutions, on sentait un Nicolas Sarkozy très attentif aux propos des différentes figures intellectuelles israéliennes présentes à la cérémonie.

Ce fut ensuite au professeur Bernard Pinchuck, vice-président et recteur de l’université de Netanya, de remettre le diplôme à l’ex président français. Une certaine effervescence s’est alors emparée du public présent dans la salle alors que Nicolas Sarkozy s’approchait du pupitre pour prononcer un discours qui s’était dernièrement grandement raréfié.

Durant son allocution, il aborda différents thèmes tels que la tragédie de Toulouse, la libération de Gilad Shalit, le droit à Israël de se défendre ou encore son amitié indéfectible avec Israël et la communauté juive, et plus généralement, entre la France et Israël. Il affirma éprouver « une grande fraternité avec le peuple juif » qu’il « revendique comme un honneur, un devoir ».

Il ajouta « J’ai choisi ce mot, fraternité, parce que voyez-vous je n’en ai pas trouver de meilleur, parce qu’au plus profond de moi, j’ai toujours ressenti qu’il y avait le monde avant la Shoah et qu’il y avait le monde après la Shoah. Après la Shoah c’est une conviction qui m’a toujours animée, nul n’a le droit juif ou pas juif, nul n’a le droit, d’être indifférent au sort d’Israël et du peuple juif……parce qu’au moment de la Shoah, tant de nation à travers le monde ont gardé le silence…..et 6 millions de juifs ont péri…….il y a une dette de l’humanité envers le peuple juif et cette dette ne s’éteindra pas. »

Il aborda par la suite, l’affaire du nucléaire iranien et le danger grandissant qu’il représentait pour Israël et pour sa population.

A travers ce discours, Nicolas Sarkozy s’est montré toujours aussi impliqué dans son combat pour la liberté et la paix à travers le monde : « je préférerais toujours le désordre qui peut accompagner l’accession d’un peuple à la liberté, aux servitudes fausses et mortifères qu’offrent la tyrannie et l’oppression d’un état car il ne peut jamais rien sortir de bon » en faisant allusion à ce qu’il se passe en Syrie sous le régime de Bachar el Assad.

Nicolas Sarkozy n’a toutefois pas terminé son voyage en Israël car il rencontrera le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, dans les jours à venir.


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